Sous perfusion d'humour avec amour...


Qui est Bel Baska ?

Optimiste, de l’humour plein sa besace, empathique sympathique, enrichie de la double culture franco-algérienne, Badra ABIDI BELHASKA, alias Bel Baska, est née au Creusot, cadette d’une famille nombreuse.

 

Du BEP jusqu’au BTS secrétariat, elle se dirige ensuite sur Paris pour entrer dans la jungle du monde du travail et exercer en qualité de secrétaire juridique dans des cabinets internationaux ainsi qu’à l’OCDE, tout en étant coach de vie durant son temps libre.

 

Badra ABIDI BELHASKA joue avec les mots comme un musicien avec sa partition. Au fil du temps, encouragée par sa sœur aînée, ses amies, ses collègues, elle prend du recul pour écrire son premier livre, un recueil de nouvelles autobiographiques intitulé « Pour une femme ordinaire », écriture inspirée et vibratoire, posant par les mots le ressenti de tout un chacun. Au fur et à mesure de votre lecture, vous plongerez dans un cosmos d’anecdotes marquantes et peu communes, pour du mot à maux sous perfusion d’humour, avec amour. Vous partagerez alors l’univers d’une femme ordinaire, pas comme les autres.

http://bel-baska-mot-a-maux.jimdo.com/


Retour aux sources

Dédicace à la Médiathèque du Creusot

(Saône-et-Loire)

9 avril 2016


Dédicace à la librairie Plein Ciel du Creusot
Que d’émotion ce samedi 9 avril 2016, lors de mes dédicaces, la première dans la librairie Plein Ciel de 10h à 12h et la seconde dans la Médiathèque du Creusot (71) de 14h à 17h.
 
A peine arrivée et je découvre une amie d’enfance qui m’attend comme promis pour me soutenir, c’est ce qu’on appelle l’amitié car on s’était perdue de vue (bien que j’ai changé mes lunettes tous les deux ans…) depuis 28 années.
 
A peine assise, une seconde personne arrive que je ne connais pas et qui semble connaître mon amie d’enfance. Cette même personne me pose la question à la Benetton « Vous me reconnaissez » et je reste crédule et gênée de ne pas la reconnaître et pourtant, son regard me parle. Elle tient à acheter un exemplaire de mon recueil « Pour une femme ordinaire ».
 
« Non » dis-je sincèrement et elle me précise que nous habitions le même immeuble du quartier de la Pépinière au Creusot durant toute notre enfance et là, la lumière fut ou tout du moins elle éclaira mon absence de mémoire momentanée.
 
Toutes les émotions se juxtaposaient les unes aux autres et je revoyais en quelques secondes, se dérouler comme un film nos complicités d’antan et notre enfance insouciante, allant même me souvenir de la bande d’enfants intrépides dont l’un enfourcha innocemment, mais de manière totalement inconsciente et risquée un gros polystyrène en guise de bateau, plantant au milieu un bâton quelconque supportant un drapeau de fortune et perça le polystyrène, pensant que le vent pousserait comme notre optimisme le bateau au large du petit étang miniature et que plus le bateau avançait, plus il s’enfonçait dans l’eau comme un sous-marin, entraînant le matelot débutant débouté de son moyen de transport de fortune. Heureusement, l’aîné de la bande le sauva de justesse et fut considéré comme un héros.
 
Je l’avais cherchée des années durant en vain lorsque je me rendais au Creusot et au moment où je lâchai prise, j’avais sans le vouloir obtenu une belle prise qui a mis plus de trente ans à mordre à l’hameçon.
 
Quant à la seconde dédicace à la Médiathèque, j’ai rencontré des personnalités différentes, attentives, sensibles, épicuriennes, m’encourageant à tout va et fières du retour de l’enfant de la région creusotine, dont je suis fière et honorée d’appartenir.
 
Après un petit moment d’accalmie, le personnel de la Médiathèque nous propose gentiment, à ma sœur aînée et moi-même, une collation quand tout à coup, je croise le regard d’une femme. Certes, je venais juste de changer mes lunettes et pourtant, quelques secondes me furent nécessaires pour deviner qui se trouvait devant moi : Madame Dantigny, mon professeur en sténo-dactylo correspondancier du LEP La Chaume et cela datait de 1985… Le même regard vif et pétillant avait subsisté de toutes ces années.
 
Je dois avouer que l’émotion était telle que l’on mit quelques secondes à s’enlacer. Je me suis téléportée en « Cosmos 1999 », sans oublier que le compteur de l’émotion était à son comble et même un grenier n’aurait pas suffi à y insérer toute l’émotion qui me submergeait depuis le matin.
 
Il était important de lui avouer ô combien ses encouragements à continuer la filière après le BEP-CAP (bien que mon QI fut considéré inférieur lorsque je repris en adaptation le chemin du cycle classique en lycée), que je devais exploiter mon fort potentiel et surtout qu’elle croyait en moi pour poursuivre mes études, font en partie ce que je suis aujourd’hui et pourquoi je suis présente à cette dédicace au pays de mon enfance.
 
Je tenais à lui faire honneur comme à Madame Busso et c’est grâce à ce genre de muse que j’ai pu trouver l’inspiration, sans compter toutes les muses que j’ai côtoyées et que je côtoierai toujours car elles sont ma bouffée d’oxygène inspirante que « j’expire » et j’inspire, comme le beau phrasé d'un dénommé "Shakespeare" "to be or not to be".
 
Ensuite, l’heure de la fermeture approchant, je propose à ma sœur de ranger les affaires mais elle insiste pour que l’on reste encore un peu car un concert se déroulait à la Médiathèque et se terminait.
 
Entretemps, une femme entra et lorsque je croisai son regard d’une beauté saisissante d’un vert océan, je la reconnus immédiatement (mes lunettes avaient finalement bien fonctionné bien que je ne les avais pas achetées chez Loréal et pas non plus «parce que je le vaux bien»). C’était la fille d’une amie très proche de ma mère décédée, que j’accompagnais jadis à la maternelle (eh oui cela faisait plus de 20 ans).
 
Emotion plafonnée encore davantage lorsqu’elle me propose de prendre cinq minutes et m'emmène rencontrer quelqu’un qui attendait dans la voiture et lorsque je me retrouvai devant la voiture et qu’en sortit l’amie proche de ma regrettée maman, il n’y avait plus de mots, ni de maux mais une tendresse infinie, une émotion insaisissable car j’avais l’impression de serrer dans mes bras maman, durant quelques dixièmes furtives secondes et pour une fois, contrairement à ce que j’avais écris dans le livre (« Corps et âme, parlez-moi – p 99) où « ce fut les secondes les plus douloureuses et les plus longues de sa vie », ce fut les secondes les plus merveilleuses et les plus intenses de ma vie »…
 
Merci…. Merci à vous toutes et tous car cette journée du 9 avril 2016 fut une journée d’échanges chaleureux, enrobée d’émotions, sous perfusion d’humour avec amour.
 
Comme je l’évoquais dans le livre « Reviens à la source de ton problème et tu trouveras la source de ta solution » – p 32), je suis revenue à la source de ma solution et j’ai compris que tout problème avait indubitablement sa solution et que la vie n’était pas faite de hasards...mais de rendez-vous.